Avec la fin de l’année scolaire s’achève la première année de généralisation des rythmes éducatifs : depuis septembre 2014, les nouveaux rythmes scolaires sont en place dans toutes les écoles publiques et dans 800 écoles privées. Des activités périscolaires ont été mises en place grâce à la mobilisation des élus locaux.

L’ampleur de la réforme a induit des adaptations importantes de la part des équipes enseignantes, des collectivités mais aussi des familles. Ces évolutions et adaptations – dont nous n’ignorons pas qu’elles ont été parfois source d’interrogations – sont à la hauteur des enjeux, partagés par tous : contribuer, en complément des réformes pédagogiques mises en place depuis 2012 à améliorer la maîtrise des savoirs fondamentaux et à lutter contre des inégalités sociales.

Pour la rentrée 2015, les organisations du temps scolaires sont caractérisées par une très grande stabilité : 86 % relèvent du décret du 24 janvier 2013 (dit décret Peillon) contre 14 % qui relèvent des organisations expérimentales autorisées par le décret du 7 mai 2014 (dit décret Hamon). Parmi ces dernières, celles qui libéraient le vendredi après-midi connaissent une baisse sensible.

Pour assurer la bonne information des parents, à partir du 26 juin, chacun d’entre eux pourra consulter les horaires de classes de son/ses enfant(s) sur le site education.gouv.fr/5matinees.

S’il est encore trop tôt pour mesurer scientifiquement le bénéfice des nouveaux rythmes sur les apprentissages scolaires, des protocoles d’évaluation seront mis en place dès la rentrée prochaine à cette fin. Par ailleurs, la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, a donné des instructions pour renforcer à la rentrée l’accompagnement pédagogique et le soutien aux équipes qui, sur le terrain, redéfinissent l’organisation des enseignements et des temps d’apprentissage en profitant de la cinquième matinée. Dans la perspective de la mise en œuvre du nouveau programme de maternelle, elle a rappelé aux recteurs les recommandations produites pour qu’une attention particulière soit apportée, en maternelle, au risque de fatigue des enfants et aux conditions dans lesquelles est organisée la sieste, afin que les besoins de repos des enfants soient pris en compte tout en préservant le temps d’apprentissage.

Au-delà du temps scolaire, Najat Vallaud-Belkacem et Patrick Kanner, ministre de la Ville de la Jeunesse et des Sports, ont promu depuis le début de l’année 2015 la mise en place par les communes de projets éducatifs territoriaux qui assurent la continuité, la cohérence et la complémentarité des temps éducatifs pour éviter la simple juxtaposition des activités scolaires et périscolaires. Grâce à l’accompagnement important mis en place par les services de l’Etat et avec la collaboration des associations d’élus locaux, l’objectif de généralisation des PEDT devrait être atteint avant la fin de l’année : près de 14 000 communes sont déjà couvertes aujourd’hui et à la rentrée 2015, le seuil de 80 % des communes couvertes par un PEDT aura été dépassé.

Les données enregistrées montrent également qu’avec le soutien financier pérennisé de l’Etat – 463 M€ versés depuis 2013 – et de la branche famille – 430 M€ versés en 2014 – les communes ont cette année largement développé les accueils périscolaires : le nombre d’accueils progresse sur 2014-2015 de 26,4 % tandis que le nombre de places offertes progresse quant à lui de 76,5 %. Avec l’appui du fonds « publics et territoires » de la CNAF et la mise à disposition facilitée des accompagnants d’élèves en situation de handicap employés par le ministère chargé de l’Education nationale, les collectivités sont soutenues pour améliorer l’accès de leurs activités périscolaires aux enfants en situation de handicap.

Comme le rapporte l’enquête publiée par la CNAF en décembre 2014, ces activités sont d’ailleurs bien fréquentées par les enfants et donnent satisfaction aux parents.

Pour l’année scolaire prochaine, les ministres poursuivront leur politique d’accompagnement aux communes de manière à faciliter la qualification et l’emploi des animateurs mais aussi pour enrichir les activités périscolaires, notamment d’actions favorisant l’apprentissage de la laïcité, de la citoyenneté et du vivre ensemble.

 

source : http://www.education.gouv.fr/

 

En savoir plus : 

Consulter le dossier complet « Rythmes éducatifs : point d’étape – Juin 2015 »

 

 

Formation ISBL CONSULTANTS du vendredi 2 octobre 2015 à Lyon animée par Jean-Pierre VIAL : « Réforme des rythmes scolaires : quelles responsabilités pour les opérateurs municipaux et associatifs?« 




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