Depuis 2007, trente-neuf fondations ont vu le jour au sein des universités françaises. C’est pour Valérie Pécresse une opportunité qui profite à de nombreux aspects de la vie universitaire : recherche, formation, vie étudiante, insertion professionnelle…

A l’occasion du premier anniversaire de la fondation de l’université Rennes 1, Valérie Pécresse s’est félicitée de la création depuis trois ans de trente-neuf fondations (vingt-quatre universitaires et quinze partenariales) au sein des universités. Depuis la loi relative aux libertés et responsabilités des universités d’août 2007, les fondations permettent aux universités de créer en leur sein « une ou plusieurs œuvres ou activités d’intérêt général et à but non lucratif conformes aux missions du service public de l’enseignement supérieur« . Pour cela, elles peuvent mobiliser le financement d’entreprises ou de particuliers.

Ces fondations démontrent que les universités sont désormais plus ouvertes sur le monde, qu’elles se sont rapprochées du monde économique, des entreprises au profit de leurs étudiants. Pour Valérie Pécresse, « trop longtemps, universités et entreprises ont vécu sous le régime de la séparation. » Soixante autres fondations devraient voir le jour prochainement. Mettre l’université au cœur de la société de la connaissance

Les fondations, qu’elles soient universitaires ou partenariales, couvrent plusieurs thématiques :

  • valorisation de la recherche ou innovation ;
  • vie étudiante (par exemple des tarifs privilégiés pour l’accès aux musées des étudiants de l’université Paris-Dauphine, aides aux déplacements des équipes sportives de l’université de Toulouse 3…) ;

       –  * rayonnement international de l’établissement ;
    – * insertion professionnelle des étudiants (développement de stages comme l’opération « littéraires en entreprises » à l’université de Bordeaux, soutien à l’entrepreneuriat étudiant…).

Cependant, la plupart d’entre elles (trois fondations sur quatre) ont pour objectif principal le financement de la recherche et de la formation. L’université Paris-Dauphine, grâce à sa fondation, pourra créer six chaires de recherche : Asset management, Ethique & Gouvernance, Intelligence économique et stratégie des organisations, Géopolitique, Management & Diversité, Ville & Immobilier.

La Fondation Rennes 1 a, quant à elle, mis en place un prix de thèse dans chacune des quatre écoles doctorales de l’université. « Un prix qui permet tout à la fois d’encourager les travaux de nos jeunes chercheurs, mais aussi de rendre le potentiel scientifique de l’établissement à la fois plus visible et plus attractif, que ce soit dans le domaine des sciences de l’homme, des sciences de la matière ou de la biologie« , souligne la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Toutefois, Valérie Pécresse a tenu à rappeler que « l’argent des fondations n’est pas et ne sera pas synonyme d’un désengagement de l’Etat, bien au contraire. Ma conviction, c’est qu’investissements publics et financements privés vont de pair, et c’est pourquoi, aujourd’hui, ils continuent de progresser au même rythme.« 

Source : dossier de presse du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 18 avril 2011

En savoir plus :

Fondation universitaire et fondation partenariale : quelle différence ?

  • Les fondations universitaires, non dotées de la personnalité morale, sont créées, sans dotation minimale, par délibération du conseil d’administration de l’établissement. Elles sont gouvernées par un conseil de gestion composé de représentants de l’établissement, des fondateurs, de personnalités extérieures et qualifiées et, le cas échéant, de donateurs. Elles sont destinées aux projets généraux de l’université (bourses, chaires, la mobilité internationale…).
  • Les fondations partenariales sont souvent adossées à un projet particulier et sont dotées de la personnalité morale. Elles sont créées pour une durée déterminée, qui ne peut être inférieure à 5 ans et avec une dotation minimale de 150 000 euros. L’établissement dispose automatiquement de la moitié des sièges du conseil de gestion.

Les deux types de fondations ouvrent droit, pour les donateurs (entreprises, particuliers), à des réductions d’impôts, pour les versements faits aux fondations reconnues d’utilité publique.