En jouant sur le sens du mot singularités, le titre retenu pour cette communication appelle à un changement de point de vue sur la gestion associative pour faire valoir l’association dans un paradigme gestionnaire à construire. L’exploration de quelques singularités de la gestion associative souligne l’émergence progressive et la vitalité d’un modèle socioéconomique original, fondé sur la production de lien social dans un paradigme gestionnaire qui reste peut-être à inventer : comme un biotope qui se développe sur l’estran des formes institutionnelles que sont la famille, l’entreprise et l’action publique par exemple, pour faire succéder la fabrique de sens à la célèbre fabrique d’épingles de Smith.

La première partie, introductive, propose de montrer l’existence d’une gestion associative par comparaison avec la société marchande en comparant les buts, l’objet social et la nature des ressources affectées initialement au contrat.

La deuxième partie étudie les articulations entre l’activité de production et le projet associatif et montre que l’agencement des ressources associatives forment une ingénierie de production originale distincte du modèle entrepreneurial sous quatre aspects différents : le mode d’obtention du capital productif, le mode d’implication des ressources humaines, le mode d’arrimage entre l’offre et le projet et le mode de division technique du travail.

La troisième partie conclusive relie les singularités associatives observées à nos travaux antérieurs sur le gestionnaire et le militant pour conforter notre modèle de la fabrique de sens en posant l’idée que l’ancienneté et la vitalité de ce modèle socioéconomique en plein développement, constitue un modèle d’avenir apte à redévelopper le progrès social.

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