La direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère de l’Emploi vient de rendre publique une première synthèse sur ce que sont devenus les « emplois jeunes » des collectivités locales, établissements publics et associations (enquête sur un panel d’emplois jeunes excluant l’Éducation nationale, la police et la justice, qui représentent 30 % des embauches totales dans le programme).

Aux termes de cette étude, il ressort que 63 % des jeunes sont restés chez le même employeur à l’issue de leur emploi-jeune : maintien qui a pu résulter d’une titularisation suite à une réussite aux concours ou de la transformation du contrat de travail (45 % des cas) ou encore… de la prolongation du dispositif (18 % des jeunes ont en effet été maintenus sur un emploi-jeune bénéficiant d’une aide supplémentaire de trois ans en vue de sa pérennisation).

Les autres ont quitté leur employeur pour deux raisons principales : 45 % parce que leur contrat, arrivé à terme, n’a pas été reconduit, et 42 % parce que le contrat a été rompu à l’initiative du jeune (les cas de rupture à l’initiative de l’employeur ayant eux été marginaux). L’enquête montre également que 60 % des jeunes ont profité de leur emploi-jeune pour préparer un diplôme ou un concours de la fonction publique ou d’une entreprise publique (37 % l’ayant réussi). Ce qui explique notamment, mais pas uniquement, qu’au final et d’après l’enquête, 83 % des jeunes ayant exercé un emploi depuis la sortie du dispositif travaillaient fin 2005 ou avaient travaillé dans le secteur public, parapublic ou associatif. Et que seul un tiers travaillait fin 2005 dans le secteur privé. Un peu plus de la moitié des anciens emplois-jeunes occupent des postes d’employés et un quart des professions intermédiaires ; 6% exercent des métiers de cadres ou de profession intellectuelle supérieure.

Source : Dépêches JurisClasseur, 8 novembre 2006, 1204 © LexisNexis SA

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