L’économie sociale et solidaire représente 9,6 % de l’emploi salarié en Rhône-Alpes. Elle concerne surtout les secteurs de la santé, du social, de l’éducation, de l’agriculture, des banques et assurances. Son importance est très variable selon les zones d’emploi. Elle dépend du caractère plus ou moins rural de la zone, de la proportion de personnes âgées ou de la nature des activités touristiques. Les 27 zones d’emploi de la région peuvent ainsi être regroupées en six groupes significatifs.

L’économie sociale et solidaire (ESS) regroupe un ensemble d’organisations qui respectent quelques caractéristiques communes. Il s’agit de sociétés de personnes (adhérents ou sociétaires) et non de sociétés de capitaux ; le but de ces entreprises n’est pas le profit et les excédents sont principalement réinvestis. On y trouve ainsi des coopératives, des mutuelles, des associations et des fondations. Avec 210 000 postes de travail, l’ESS représente 9,6 % de l’emploi salarié de Rhône-Alpes en 2002. Ce taux est très proche de la moyenne nationale qui se situe à 9,7 %. Les taux les plus importants se trouvent dans les régions de l’ouest et du sud de la France, en particulier le Languedoc- Roussillon (12,3 %). En revanche, c’est en Ile-de-France que ce taux est le plus faible avec seulement 7,4 % de l’emploi salarié. La répartition de l’ESS en Rhône-Alpes fait ressortir de très fortes disparités entre les 27 zones d’emploi. Le poids de l’ESS (part des effectifs dans l’emploi salarié) varie de 3,0 % dans la zone d’Oyonnax à 17,6 % dans celle de Crest-Die. Il est proche de la moyenne de Rhône-Alpes dans les trois zones d’emploi des métropoles régionales : Lyon, Grenoble et Saint-Etienne. Les emplois de l’ESS sont généralement mieux représentés dans les zones les plus rurales. Cependant, compte tenu de leur importance, les trois métropoles concentrent plus de la moitié (52 %) des emplois de l’ESS dans la région. L’ESS présente en Rhône-Alpes quelques grandes caractéristiques que l’on retrouve également au niveau national. Son poids est plus élevé dans les services non marchands (santé, social, éducation), où il atteint 23 % grâce à de nombreuses.

Source : Insee Rhône-Alpes, Lettre-Analyses n°76, juin 2007

Directeur de la publication : Vincent Le Calonnec

Rédacteur en chef : Lionel Espinasse

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Les Notes:

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